Chère liberté,

Tu vibres en moi depuis toujours. Tes ailes poussent et battent à l’intérieur de moi chaque jour.

Tu es intemporelle, universelle, inépuisable et sans jugement.
Inodore, incolore et impalpable.
Tu es délicieusement neutre et silencieusement présente.

Comme la lumière, tu es toutes les couleurs à la fois.
Tu es là, tout simplement.

Ironiquement, je te cherche depuis toujours. Je me bats pour toi chaque jour.

J’ai longtemps cru que tu n’étais présente que les soirs et les weekends, que tu avais choisi de t’installer dans certains pays plutôt que d’autres, que si je ne remplissais pas mes obligations, tu me jugerais indigne de ta présence et me filerais entre les doigts.

J’ai même cru que je devais t’acheter. Et que tant que je ne serais pas riche, tu ne voudrais pas danser.

Je t’ai jugé, pardonne-moi.

J’ai longtemps cru que tu étais un chaud rayon de soleil sur ma peau.
Que ta musique était aussi douce qu’un « Je t’aime »,
aussi rassurante que le sifflement d’un Bruant à gorge blanche un matin de printemps.

J’ai longtemps cru que tu avais le goût du chocolat et l’odeur enivrante de la coriandre.
Que tu arborais les couleurs de l’arc-en-ciel,
que tu étais un billet d’avion vers une aventure exceptionnelle.

J’ai longtemps cru que tu étais un langoureux french kiss sous une pluie torrentielle du mois d’août.
Un paisible voilier sous un ciel étoilé.
Un samedi sans soutien-gorge.
Un verre de bulles sur une terrasse un lundi après-midi.
La douce sensation de la mer sur mes pieds.

Je t’ai jugé, pardonne-moi.

Car en te jugeant ainsi, je t’ai sans cesse cherché à l’extérieur.
Car en te jugeant ainsi, j’ai créé la peur.
La peur de te perdre.

J’ai eu peur qu’on t’enlève, ou que plus jamais tu ne reviennes.
J’ai eu peur que tu sois une illusion, une rareté.
Un rêve que je ne pourrais jamais me payer.
Un instant heureux qui allait inévitablement se terminer.

Et du moment oὺ j’ai commencé à te revendiquer, j’ai commencé à m’éloigner.
À me perdre. À te perdre.

On m’a demandé : « C’est quoi pour toi la liberté? »
Et j’ai figé. Je n’ai même pas osé me prononcer.
J’avais trop peur que tu sois hors de portée.

J’ai eu peur de toi, pardonne-moi.

Ainsi, au fil du temps, j’ai créé ma propre prison.
Et j’ai pleuré, crié, hurlé des jurons en cherchant la clé.
Sans être consciente qu’en vérité, elle me pendait au bout du nez.

On m’a dit : « ta liberté s’arrête oὺ celle des autres commence ».
J’ai donc commencé à t’ignorer, par peur de couper les ailes des autres.
Mais dans ce courant, ironiquement, j’ai probablement brimé la liberté de bien des gens.

J’ai eu peur de moi, pardonne-moi.

Maintenant, je sais que je n’ai nul besoin d’avoir peur.
Je sais que je n’ai qu’à suivre mon cœur.

Pas mon égo, pas mon mental.
Uniquement et simplement mon cœur.

Car mon cœur, c’est toi, chère liberté.

Maintenant je sais que je ne peux te perdre. Tu es en moi. Tu brilles en moi.

Évidemment, je me fais un devoir de savourer quotidiennement ta présence à travers mes 5 sens,
mais je sais aussi que tu es beaucoup plus que ça.

Je sais que tu es partout, même quand il n’y a pas de soleil ou de chocolat!
Je sais que même sous la pluie et dans la boue, tu sauras me transmettre un éclat de joie.

Chère liberté, tu es en moi.

Je fais maintenant le choix de te ressentir, chaque jour, à travers une profonde joie de vivre.

Je cesse de te juger et je t’accueille en toute neutralité.

Je me fais un plaisir d’aller à ta rencontre, hors du temps et de l’espace.
De suivre ta vague à travers mon souffle, les battements de mon cœur et l’énergie qui circule dans mes corps.

De ce simple geste, je n’ai plus à me battre. Je lâche prise.
De ce simple geste, je te laisse tracer mon chemin.
De ce simple geste, tu prends de plus en plus de place en mon sein.

C’est alors que mes ailes s’ouvrent, que l’univers me fait signe et m’accueille à bras ouverts.
C’est alors que la vie se place doucement et sans effort.
C’est alors que tout se transforme en or.
C’est alors qu’amour et lumière je partage sans limites, grâce à cette vague de liberté.

Merci à Karine Lottin, Annie Bergeron, Hanen Chakroun, Rym Boussofara, Guillaume Julien , Josyane Bissonnette, Marie Dietlin, Madeleine Savard, Ines Mahjoub, Rejean Bacon, Lucie Laperle et Annick Corriveau, pour l’inspiration et la cocréation de cette vague de liberté.

Avec amour,
Freedom xx

MARIE-ÈVE LORD

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Romantique un peu espiègle? Main de fer dans un gant de velours? Certes un grand cœur d’enfant! Comme le colibri, elle déguste tous les nectars de la vie.

Spécialiste en communication sur le web, elle aide les entrepreneurs à exprimer leur leadership de façon authentique, trouver leur voix sur le web, se faire connaître, faire croître leur communauté de clients, leur impact et leurs revenu$.

Elle est également consultante certifiée par Swissnova Global et fait des profils NOVA.

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