Sélectionner une page

La fatigue, fichue fatigue. Croyez-moi, après trois épisodes d’épuisement professionnel dans les dernières années, le lancement d’une entreprise, la rédaction d’un livre, mes différents emplois et du travail sur moi-même à temps plein, je peux vous dire que j’ai utilisé des milliers de fois le terme « Je suis fatiguée ».  Je me suis souvent posé la question à savoir pourquoi je l’étais et après tant de réflexion, je crois avoir résolu cette mystérieuse énigme.

Ce terme, nous l’entendons et nous l’entendrons de plus en plus, pour la simple et bonne raison, que le rythme de la vie n’a juste pas de bon sens.  Quand ce n’est pas la société qui exige plus de nous, c’est nous qui ne sommes pas en mesure de mettre des limites pour nous-mêmes et notre bien-être.  Nous en prenons toujours plus, par peur de manquer de travail, d’argent, de reconnaissance ou parce que nous avons peur, consciemment ou non, de ne pas être aimé, apprécié ou valorisé.

Donc, POURQUOI SOMMES-NOUS FATIGUÉS? 

Eh bien, attachez votre tuque.  Je vais vous révéler la réponse à cette mystique question.

NOUS SOMMES FATIGUÉS PARCE QUE NOUS SOMMES FATIGUÉS.

C’est aussi simple que ça!

Le problème, c’est que nous cherchons toujours à comprendre le comment du pourquoi. Ce qui est parfois même incompréhensible.  Pourquoi voulons-nous toujours analyser, décortiquer, rationaliser?  Nous dépensons tellement d’énergie à alimenter ce hamster dans notre tête, qu’au lieu de simplement accepter un fait, nous nous épuisons à en comprendre le pourquoi.  Nous avons appris à mettre des étiquettes sur tout.  On nous a enseigné que dans cette société, la fatigue n’est pas la bienvenue.  Go! Go! Go!  Nous devons être performants, travailler dur pour notre pain, faire du temps supplémentaire et nous donner corps et âme, même quand on est revenus à la maison.

WOHHHH!  On se calme!

Je suis « pu capable » de ce style de pensée qui détruit notre santé et notre bonheur.  Le non-respect de la fatigue que nous ressentons crée un effet domino dans tous les aspects de notre vie, les aspects mêmes dont je traite dans l’Échelle Lamontagne.

Quand on a envie d’aller à la toilette, nous demandons-nous pourquoi nous en ressentons l’envie?  Non!  On y va simplement et c’est d’un tel soulagement!!!!!!

Qu’en est-il de la faim et de la soif?  Vous arrêtez-vous pour vous poser la question suivante :

  • Hum… je ressens la faim.  Pourquoi donc?  Je ne comprends pas.  J’ai mangé il y a trois heures.

Non!  Quand on a faim, on mange.  Quand on a soif, on boit et quand on a envie de faire un beau petit pipi doré, on va à la salle de bain.  De la même manière, nous aurons le réflexe de nous vêtir en sortant du lit et de nous mettre à l’abri s’il se met à pleuvoir.  De la même manière, nous inspirerons après avoir expiré.

Manger, respirer et boire sont des besoins fondamentaux de l’être humain, qui contribuent à notre survie et à notre mieux-être.  On ne les questionne pas.  Ils sont là simplement et naturellement et notre rôle est de répondre à cette demande de notre corps.  Ainsi devrait-il en être de même pour la fatigue.  Si vous la ressentez, c’est que vous avez besoin de repos.  Il n’est pas nécessaire de savoir pourquoi.  Allez vous coucher!  Prévoyez quelques heures au spa, un massage, un moment de « rien faire » au bord de l’eau, du feu, sur le gazon, n’importe quoi, mais Dieu du Ciel, REPOSEZ-VOUS!

Je vous invite d’ailleurs à consulter la pyramide de Maslow, qui a classé les besoins fondamentaux de l’être humain en cinq catégories :

  1. Besoins vitaux ou physiologiques

  2. Besoins de sécurité et protection

  3. Besoin d’amour et d’appartenance

  4. Besoin d’estime de soi

  5. Besoin de se réaliser

Visuellement, voici ce que ça donnerait.  Remarquez bien ce qui est inscrit tout en bas. DORMIR!

Toute ma vie, je me suis battue contre moi-même.  Je n’acceptais rien et je combattais telle une féroce guerrière.  Je me suis trahie, rabrouée, ignorée et le prix de cette ignorance des messages de mon corps a été très lourd et coûteux.  Alors que je croyais avoir enfin mis les pieds sur le bon chemin, je me suis frappé le nez.  J’ai atteint « le bout de moi », mes propres limites physiques.  Si je ne comprenais pas le message, c’est la maladie qui m’attendait.  Ça ou un dix roues en pleine face.  Cette fois, je me suis écoutée  et j’ai ignoré la peur.  J’ai pris six mois de congé SANS SALAIRE et curieusement, alors que j’aurais pu vivre les mois les plus angoissants de toute ma vie, jamais je ne me suis sentie aussi en paix. 

Pourquoi?  Parce que je vivais en symbiose avec moi-même, écoutant à chaque instant mon besoin, lequel était dicté par ma petite voix intérieure.  Je me suis coupée du monde, loin de tout ce que « les autres pourraient penser », loin des jugements, du négatif, de la pression sociale et d’internet!!!!  Loin de tout ça, j’étais près de moi.  C’est là que j’ai commencé à accepter mon état et que je me suis mise à guérir.  J’ai appris à connaître mes limites, mes besoins et surtout à les RESPECTER.

En résumé, la fatigue ne vous appartient pas, elle n’est pas vous.  Elle vous habite pour vous signaler que vous êtes en non-respect de vous-même, en déséquilibre.  C’est comme un détecteur de fumée qui vous avertit d’un danger potentiel.  De grâce, écoutez-la et remerciez-la, mais arrêtez de l’analyser.  Elle peut être causée par des milliers de facteurs.  Il est impossible que vous puissiez savoir exactement quelle en est la cause. 

Quand vous vous sentirez dépassé, épuisé, reposez-vous et écoutez ce que ça vous dit en dedans.  Ces réponses-là, vous les avez, mais vous ne les « entendrez » que si vous êtes bien avec vous-même.  Sachez également que jamais, elles ne vous seront apportées par le hamster dans votre tête.

Cessez de vous sentir coupable de vous reposer.  Acceptez ce besoin et communiquez-le à votre conjoint, à vos enfants, etc.  S’ils vous aiment, ils seront heureux de vous voir prendre soin de vous et c’est le meilleur exemple que vous pouvez donner à vos enfants.  Le repos est un cadeau.  Ce n’est pas du temps perdu à ne pas vivre notre vie.  C’est du temps investi pour bien en profiter… longtemps.

Par Marie-Eve Lamontagne

Fondatrice de l’Échelle Lamontagne et conférencière, je suis animée d’un vif désir d’aider les femmes dans la quête de leur estime personnelle et de leur bien-être. Si j’ai dû avancer seule une grande partie de ma vie, j’ai par la suite eu la chance de découvrir la force de l’entraide et de l’amitié. Je crois que c’est main dans la main qu’on réussit à gravir l’échelle du mieux-être et à s’épanouir vers une pleine acception de soi, vers le bonheur, notre bonheur.

Share on Facebook0Tweet about this on TwitterPin on Pinterest0Share on Google+0Email this to someone