Quand j’étais jeune, je rêvais de publier un roman. Ce n’était pas une passion fougueuse, mais quelque part en moi, je savais que ça arriverait.  À quelques jours de recevoir les boîtes contenant mon tout premier livre, je peux vous dire que jamais je n’aurais pu me douter de tout le travail que peut demander la naissance d’un tel ouvrage.

Dans ma chambre, assise à ma table alors que je devais avoir 7 ou 8 ans, j’écrivais des histoires impliquant la lune et le soleil, ces mystères du monde que m’inspirait entre autres le dessin animé Les Mystérieuses Cités d’or.  Ma sœur adorait ce que j’écrivais.  Elle me disait que j’étais bonne, mais j’avais fini par abandonner, car je trouvais épuisant mentalement de devoir inventer des histoires, dont tous les détails devaient être en cohérence les uns avec les autres.  Aujourd’hui, je comprends que ce n’était pas avec ma tête que je devais écrire, mais avec tout ce que je suis, avec mon cœur et ma vulnérabilité.  Le 2 janvier dernier, un raz-de-marée émotionnel m’a frappé de plein fouet.  Je ne l’avais pas vu venir, je n’avais pas reçu d’alerte.  Que se passait-il donc dans mon monde intérieur?

The breakdown before the breakthrough

Ce sont les mots qu’a utilisé Céline Legault, notre belle vitaminée, auteure du livre La colère m’a sauvé la vie, pour décrire ce qu’elle avait elle-même vécu deux mois avant son lancement.  Je n’étais donc pas la seule à vivre cette mystérieuse expérience!

J’ai étouffé, j’ai eu la poitrine compressée, j’ai explosé en larmes devant bon nombre de personnes dans un lieu public.  J’ai fait de l’anxiété comme je n’en avais pas fait depuis longtemps, j’ai douté de tout, du livre, de l’histoire, de moi.  Si j’avais eu le contrôle, j’aurais probablement voulu stopper les machines, mais je n’en ai aucun.  Quand le livre arrive, c’est exactement comme un accouchement.  Que tu le veuilles ou non, il va sortir!

C’est dans ces moments qu’il est primordial de savoir s’apaiser.  Si ça avait été l’été, le soleil et la chaleur m’auraient grandement aidée, mais non.  En ce début d’année, les cocktails météo m’ont grandement motivée à rester dans mes pantoufles.  Pluie, verglas, froid, redoux.  J’ai manqué de courant deux nuits, ce qui m’a forcé à allumer le foyer et à poser mes fesses sur un coussin.  Malgré tout, mon hamster démoniaque était en train de me rendre folle.  Je n’avais jamais vécu quelque chose de tel.

Je me rends compte que si j’avais été bien à 100 % avec l’histoire de mon livre et moi-même par rapport à elle, je n’aurais probablement pas vécu ce raz-de-marée.  Ça peut sembler menaçant dit comme ça, mais c’est un merveilleux cadeau de la vie, qui me dit d’une manière un peu intense qu’il y a des choses que je n’ai pas réglées avec moi-même.

  • Je ne me suis pas vraiment pardonné cette histoire. Je ressens encore une énorme culpabilité.  J’ai peur.  En fait, j’ai la chienne en ta!  Que faire?  Outre me parler doucement, comme je le ferais pour une petite fille peinée…  Outre répéter ces mots de la méthode Ho’oponopono: Désolé, pardon, merci, je t’aime… Je ne sais pas. Comment peut-on vraiment se pardonner et se libérer?
  • J’ai réalisé en terminant le livre qu’au fond, ce que j’avais vécu avait un lien direct avec plusieurs événements de mon passé. Devinez un peu!  Le bout de l’histoire que je ne me pardonne pas dans le livre est le même bout d’histoire que je ne me pardonne pas dans la vraie vie.  N’est-ce pas magique, quoique très confrontant?
  • Dans l’espace d’une seule journée, tout va basculer. Des centaines de gens vont pouvoir savoir qui je suis tout au fond de moi.  Ils vont entrer un peu dans ma tête, dans mon cœur.  Je sais que plusieurs seront surpris, car ils me connaissent comme étant une fille d’une confiance sans faille, entre autres.  Ça mes amis, c’est absolument terrorisant.

Si je veux bien vivre cette aventure, je n’ai d’autre choix que de me calmer, me gérer et remettre dans les bras de la vie, mon guide, Dieu ou l’univers, ce qui ne m’appartient pas.  Là est l’une des plus grandes tâches de l’être humain.  Lâcher prise sur ce qu’on ne peut contrôler.  Tout ce processus, je l’ai fait dans mon cœur, avec une intention d’amour sincère.  Une fois que le livre sera sur les tablettes, c’est cette magie invisible qui entrera en scène.

  • Évidemment, se mettre à nu c’est risquer le jugement, le rejet et la colère des gens meurtris, qui préfèrent tout rejeter sur les autres au lieu de prendre responsabilité pour leur vie. C’est risquer d’être blessé là où on a eu le plus mal.  C’est un espace où bien des humains ne sont pas capables d’aller.

En écrivant ces mots, je prends conscience de tout le courage et la force que ça demande d’oser ÊTRE, quand les gens autour de nous ne comprennent pas ce qu’on vit en dedans.  C’est un travail à temps plein pour lequel on devrait être rémunéré grassement.  C’est se tenir droit et fort au milieu d’une foule qui nous pousse pour nous faire tomber.  Ce pour quoi il est si important de s’entourer de gens qui nous inspirent et nous ressemblent.  En groupe, telle une meute, nous devenons beaucoup moins vulnérables.

La question que je me suis posée est: « Si j’avais tout su dès le départ, si tout avait été énoncé dans un contrat, est-ce que j’aurais signé? ».  La réponse pour moi est très claire: OUI!

Pourquoi?  Parce que depuis que je suis jeune je rêve de publier un livre.  Parce que ça vibre en moi depuis toujours.  Parce que si je ne l’avais pas fait, j’aurais eu des remords ou pire des regrets.  La « pire chose » qui peut arriver maintenant est d’apprendre.  Toutefois, il ne survient jamais de « pire chose » quand on emprunte la voie du cœur.  On peut les percevoir ainsi, mais au final, ces « choses » sont toujours là pour contribuer à notre libération personnelle.  Tout dépend de comment on choisit de le percevoir. Du reste, le deuxième livre est terminé et remis à ma maison d’édition.  Il faut croire que ce n’est pas si terrible.

Peu importe ce que vous choisirez d’être ou d’accomplir, que vous soyez de futurs auteurs, chanteurs, musiciens, conférenciers ou peintre, assurez-vous de le faire avec la pulsion de votre cœur.  Si vous le faites avec la tête, pour l’argent, pour avoir une carte de visite, pour que ça paraisse bien, ça ne fonctionnera pas.  Peut-être ferez-vous de l’argent, mais je doute fort que l’harmonie puisse régner en vous, et sans harmonie, le jeu des dominos commence dans les différents aspects de notre vie, comme je l’explique dans l’Échelle Lamontagne.

Quand j’étais petite, je rêvais d’être auteure.  Aujourd’hui, je suis grande et je réalise mon rêve.  JE SUIS AUTEURE.

Je vous invite à retrouver cet éclat dans vos yeux, que vous aviez étant enfant, pour la faire revivre dans votre vie adulte.  Tout est possible si on se laisse guider par sa petite voix, avec persévérance, foi, volonté et confiance.  Si on peut choisir de danser sous la pluie, on peut certainement apprendre à surfer sur la vague.

Par Marie-Eve Lamontagne

Princesse dans l’âme, émerveillée par la magie et tout ce qui brille, je suis une femme et une petite fille à la fois. Pour moi les crinolines ne sont jamais assez grosses et le « bling bling » jamais assez présent! J’ai toujours eu à coeur le bien-être des autres, m’oubliant trop souvent. Ma quête la plus grande en ce monde? Mon bonheur, celui qui est doux, paisible et qui éblouit. Mon plus grand allié? Ma petite voix intérieure.

Mon instinct très développé a toujours guidé mes pas. Si la vie nous met souvent à l’épreuve, j’ai appris que c’est en apprenant à s’aimer sincèrement et non parfaitement qu’on arrive à guérir ses blessures. Passionnée d’écriture, ma collaboration avec Je veux tout me permet d’exprimer ma vision de la vie et inciter les lecteurs à descendre en eux pour découvrir le petit diamant brut qui s’y trouve et qui ne demande qu’à briller de mille feux.

Fondatrice de l’Échelle Lamontagne et auteure à être publiée aux Éditions ADA début 2017, je suis animée d’un vif désir d’aider tous et chacun dans la quête de leur estime personnelle et de leur bien-être. Si j’ai dû avancer seule une grande partie de ma vie, j’ai par la suite eu la chance de découvrir la force de l’entraide et de l’amitié. Je crois que c’est main dans la main qu’on réussit à gravir l’échelle du mieux-être et à s’épanouir vers une pleine acception de soi, vers le bonheur et l’estime de soi.

marieevelamontagne.ca

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