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Cette année, j’ai reçu une grande demande. Une demande qui m’a transporté vers un profond processus de réflexion par rapport à « l’engagement ». Comme dans bien des films, j’avais senti que cette demande s’en venait, qu’elle était inévitable et surtout, que je la désirais ardemment.

En fait, cette demande flottait d’en l’air depuis un bon moment. Mais je n’osais lui donner l’opportunité de se présenter. Même si je jouais à l’agace une fois de temps en temps, je la fuyais en me créant d’autres engagements.

Puis, elle s’est finalement présentée, comme une grande demande en mariage, remplit d’amour, d’authenticité et de courage (oui, il faut du courage pour me demander en mariage! Haha!).

Cela dit, bien que je l’attendais depuis longtemps, j’ai complètement figé. La réponse était pourtant simple : « Oui, je le veux! » Mais je n’étais pas capable de l’affirmer. C’est comme si j’avais arrêté de respirer.

J’aurais voulu être la spectatrice au cinéma pour me lever de mon siège et crier : « Enweille!! Dis oui!! Qu’est-ce t’attends!!»

Un face à face avec l’engagement

C’est que je venais de faire un face à face avec la peur de l’engagement, l’engagement envers moi-même.

J’ai toujours cru que s’engager envers les autres était beaucoup plus difficile, compliqué, risqué et souvent décevant.

Mais là, je venais de réaliser que c’était tout le contraire. Cette grande demande venait de me virer complètement à l’envers.

Je me suis retrouvée dans un état de résistance, en stagnation et en colère. Ho! J’ai essayé de fuir, fuir dans l’action. J’ai essayé de taire cette colère, cette déception. J’ai essayé de m’engager dans d’autres options.

J’ai essayé de faire chambre à part avec moi-même, pour réaliser finalement que c’était impossible, que ma vie complète était en suspension, que je ne pourrais plus jamais VRAIMENT m’engager (l’avais-je déjà fait?) envers quoi ou qui que ce soit tant que je n’aurais pas réglé ce dossier.

Je devais accepter la grande demande, celle de mon cœur, celle de ma leader! Une leader qui se meurt d’attendre! Qui se meurt, de plus en plus chaque jour, noyée dans le mental.

Je me devais de la sauver, de l’honorer! La leader faisait une grande demande et c’était maintenant au mental de se mettre à genoux devant elle.

La leader, le mental, moi, on s’est donc tous serrée très fort, puis on s’est mariés, pour le meilleur et pour le pire. Je me suis honorée.

J’avais peur… Mais peur de quoi?

J’avais peur, je savais que j’aurais à me battre pour satisfaire cette déesse que je suis.

Mais, j’ai botté le cul de ma guerrière et j’ai fait face à ces démons, ces peurs, ces croyances et ces blocages dont je n’avais littéralement aucune idée de leur existence…

La peur de ne pouvoir assumer toutes mes responsabilités (moi qui suis pourtant SI responsable!), la peur de ne pouvoir vivre avec toutes les conséquences de mes choix, la peur du jugement, la peur de ne pouvoir contrôler le futur que cet engagement me propose, aussi merveilleux soit-il.

La peur de l’échec, la peur de devoir faire des choix… de devoir dire « non » à d’autres engagements.

La peur du succès, de ne pouvoir assumer, accueillir, recevoir et gérer tous les cadeaux que cette déesse me promet.

La peur de faire des efforts qui ne mènent à rien.

La peur de quitter mes vieilles chaussettes pour des talons aiguille qui me feront peut-être souffrir et perdre l’équilibre.

J’ai réalisé…

Puis, j’ai réalisé que la peur et mon absence d’engagement étaient probablement beaucoup plus souffrantes que l’engagement lui-même.

J’ai réalisé que la fuite, c’était essoufflant, fatiguant. Que sauter dans une piscine à moitié, une jambe d’un bord, une jambe de l’autre, ça peut faire plus mal qu’un flat, finalement.

J’ai réalisé que toute ma vie, la plupart du temps, je m’étais engagée uniquement avec le mental.

J’ai réalisé qu’en m’engageant entièrement, avec mon cœur, je gagnais de la solidité, que chaque jour je recevais le cadeau de la créativité et de la liberté, que l’énergie investie était constamment renouvelée et que mon plaisir était décuplé!

J’ai réalisé que l’engagement envers sa leader est à la base de toutes actions qui mènent au bonheur. Sans ce réel engagement envers soi-même, tous tes plans sont amenés à foirer.

Et sois honnête avec toi : si tu n’es pas capable de t’engager à 100 %, c’est qu’il y a quelque chose qui bloque. Peu importe sa grosseur, sa rigidité et son intensité, va fouiller. Demande-toi « pourquoi? ».

Cette question est le début d’une grande aventure. Une aventure vers la réalisation de tes rêves et la meilleure version de toi.

Va fouiller tes peurs, tes croyances, va à la source du problème, ET vas-y accompagnée.

Va chercher de l’aide, car ces carapaces et ces outils de protections ont probablement été intégrés à ton insu, tranquillement, lentement, année après année. Il faut absolument de l’aide pour les dissoudre et les désintégrer.

Ta leader est là, au fond de toi. Entends-tu la grande demande?

Elle est ton guide. Elle a toutes les réponses. TU AS toutes les réponses au fond de toi.

Pourquoi ne l’écoutes-tu pas? Pourquoi ne l’accueilles-tu pas?

Marie-Ève Lord, blogueuse et spécialiste en communication sur le web

MARIE-ÈVE LORD

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Romantique un peu espiègle? Main de fer dans un gant de velours? Certes un grand cœur d’enfant! Comme le colibri, elle déguste tous les nectars de la vie.

Spécialiste en communication sur le web, elle aide les entrepreneurs à exprimer leur leadership de façon authentique, trouver leur voix sur le web, se faire connaître, faire croître leur communauté de clients, leur impact et leurs revenu$.

Elle est également consultante certifiée par Swissnova Global et fait des profils NOVA.

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