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Quand on veut tout, il faut savoir mettre en place de bonnes stratégies pour y arriver. Cependant, même après avoir tout mis en place, il arrive parfois que des forces influencent sans que l’on ait aucun contrôle.

Comment se remettre sur pied devant ce qui semble un échec, devant l’inacceptable, quand ça change de la vision qu’on s’était faite?

Il est possible de faire semblant et de mettre toutes nos émotions de côté comme dans une filière à oublier. Mais tôt ou tard, ça va nous rebondir en plein visage, alors aussi bien regarder en face cette déception ou cet échec.

Il y a près d’un an, j’ai vécu en apparence l’un des plus grands échecs de ma vie (pour moi, on s’entend). J’avais mis en place tout ce qu’il fallait pour y arriver. J’étais préparée; j’avais fait un plan de match, de la visualisation, de la méditation, j’étais « coachée » par quelqu’un afin d’être dans l’état de ressource pour rester en contact avec ma force, mes capacités et ma confiance. Bref, j’en avais fait des trucs. Malgré tout cela, l’univers, Dieu, la vie (nommez-le comme vous voulez) avait d’autres plans pour moi.

J’ai pleuré pendant des semaines. L’équivalent des semaines investies pour me préparer. J’ai vécu de la honte de ne pas avoir réussi. J’ai aussi vécu de la colère, de la jalousie (pourquoi pas moi?), du regret, mais surtout de la grosse peine (du genre inconsolable) parce que de toute façon, personne ne pouvait comprendre (pauvre de moi, victime des circonstances). Vous voyez le genre?).

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Ce qui m’a aidé à me relever : me dire les vraies affaires! Oui, j’avais de la peine et oui, j’étais déçue et en colère. Ça, c’était le début. Mais il faut bien commencer quelque part en nommant ce qui est vraiment présent en soi, sans minimiser en se comparant à pire que soi.

Ensuite, j’ai dû trouver un sens à tout ça. Ma tête avait besoin de comprendre. Le sens n’est pas si évident à trouver seule. J’ai eu besoin d’aide de l’extérieur pour regarder la situation sous tous les angles, mais surtout pour regarder ce que ça venait résonner en moi (parce que c’est ça le plus important, le reste est secondaire).

La dernière étape, et non la moindre : j’ai dû me pardonner et pardonner à tous ceux qui étaient concernés de près à cet événement. C’est l’étape qui, je pense, est la plus difficile et la plus importante pour parvenir à la résilience. Cela demande de l’humilité, de l’intégrité, du courage, c’est sûr, et beaucoup beaucoup beaucoup d’amour et de douceur, envers soi d’abord et pour l’autre ensuite.

Mais quel cadeau! Au lieu de classer ce dossier « échec » dans une filière de mon corps, je l’ai regardé, abordé et (presque) complété. Bientôt il fera partie de mon musée, espace où je dépose tous les souvenirs devenus des apprentissages qui font ce que je suis aujourd’hui.

Pour l’instant, je laisse aussi le temps faire son œuvre.

Je pourrai dire que cet événement m’aura beaucoup appris sur moi et surtout comment me relever après ce qui me semble être un échec.

Par Geneviève Béland
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